samedi 10 novembre 2018

Bio, cancer et rigorisme scientifique

Chronique du 7 novembre 2018

"Un peu de science ça peut pas faire de mal"

Par Jacques Treiner (physicien, président du comité d'experts du Shift Project")
http://www.judaiquesfm.com/animateurs/112/treiner-jacques.html

(dépublié)

Verbatim :

Bonjour,

Vous avez peut-être suivi dans votre journal préféré le bout de polémique déclenché par la publication d’un article scientifique intitulé : Association de la consommation de nourriture organique avec le risque de cancer.  Cet article a été publié le 22 octobre dans le très sérieux JAMA, le journal de l’association américaine de médecine. Il s’agit des résultats du suivi, entre 2009 et 2016, d’une cohorte de près de 70 000 français, volontaires, dont 78 % de femmes et 22 % d’hommes, d’âge moyen 44 ans, selon leur déclaration de consommation de nourriture bio : beaucoup, modérément ou pas du tout. Pendant la période, 1340 cancers apparurent, dont 459 cancers du sein, 180 cancers de la prostate, 135 cancers de la peau, 99 cancers colorectaux, 47 lymphomes non-hodgekiniens et 15 autres lymphomes. L’étude, qui précise que ses résultats demandent confirmation, indique une diminution moyenne de 25 % du risque de cancer associée à la consommation de nourriture bio, l’effet le plus marquant concernant le lymphome non-hodgekinien, le LNH, un cancer du système lymphatique, pour lesquels une diminution de 76 % est observée.  Le Monde a rendu compte de cette publication, en la rehaussant de titres et intertitres comme « L’alimentation bio réduit significativement les risques de cancer », une « démonstration inédite », un « faisceau de preuves déjà important », et quelques remarques sur les biais possibles de l’étude, jugés peu importants.

En fait, comme on va le voir, les biais sont nombreux et non contrôlés, et surtout, les résultats ne correspondent pas à ceux d’une autre étude de 2014, publiée dans la non moins prestigieuse revue Nature, relative au suivi pendant 9 ans d’une cohorte de plus de 600 000 femmes (dix fois plus que la cohorte française, mais anglaise, cette fois), qui concluait à l’absence de lien entre consommation bio et incidence de cancer, toutes formes confondues, avec cependant, une diminution du LNH de 21 % demandant confirmation. Stéphane Foucart, l’auteur de l’article du Monde, a donc reçu une volée de critiques auxquelles il a répondu globalement par un autre article, où il développe l’idée que, citation, « en matière de santé publique, le rigorisme scientifique est une posture dangereuse ». Il explique : « Sur certaines questions, la preuve parfaite ne pourra jamais être obtenue », et il poursuit : « A regarder rétrospectivement les grands scandales sanitaires ou environnementaux, on observe que, presque toujours, signaux d’alerte et éléments de preuve étaient disponibles de longue date, mais qu’ils sont demeurés ignorés sous le confortable prétexte de l’exigence de rigueur, toujours libellée sous ce slogan : « Il faut faire plus de recherches. La probabilité est forte que ce soit ici, à nouveau, le cas. »

C’est parce que je suis d’un avis contraire que j’ai eu envie de vous entretenir du sujet aujourd’hui.
Les biais, d’abord.
L’étude ne concerne pas des personnes prises au hasard, mais des volontaires. Difficile de deviner dans quel sens cela joue, mais en tout cas ce n’est pas conforme à la pratique recommandée pour une étude de cette nature.
Plus étrange : au cours des 7 années de suivi, aucun cancer du poumon ne s’est déclenché, alors que c’est le second plus fréquent chez l’homme et le troisième chez la femme. Compte tenu de la fréquence de ce cancer et de la taille de la cohorte, on pouvait s’attendre à 150 cancers du poumon. En revanche, on pouvait s’attendre à environ 700 cancers du sein, alors qu’il ne s’en est déclenché que 459. Cela peut peut-être s’expliquer en partie par l’âge moyen de la cohorte, 44 ans, et la durée restreinte du suivi, 7 ans, mais cela indique en tout cas que les chiffres associés à un échantillonnage donné sont toujours sujets à variation. Ainsi, le nombre de LNH en France est de 2000 cas par an. Pour 70 000 personnes pendant 7 ans, on pouvait s’attendre à 15 cas, alors qu’on en a observé 47 ! Est-ce normal ? Eh bien oui, cela porte le doux nom mathématique fluctuation d’une variable aléatoire. Cette fluctuation est, en pourcentage, d’autant plus grande que le nombre de réalisations est petit. Si vous jouez à pile et face, en 4 lancers, vous n’obtiendrez pas 2 piles et 2 faces à tous les coups, vous pourrez très bien obtenir 3 piles et 1 face,  ce qui représente une fluctuation de 2 sur 4, soit 50 %. Sur 10 lancers, vous pourrez très bien obtenir 7 piles et 3 faces, ce qui représente une fluctuation de 40 %. Et sur 100 lancers, on peut très bien obtenir 40 piles et 60 faces, soit une fluctuation encore de 20 %. Or les 47 cas observés de LNH se répartissent entre les consommateurs de bio, les occasionnels et les non consommateurs. Donc les chiffres de chaque catégorie sont encore plus petits. Lorsqu’on annonce que la diminution du nombre de LNH est de 76 %, on a l’impression d’une grande précision dans le résultat. Mais on ne peut déduire de l’observation aucun lien de cause à effet, car elle porte sur un si petit nombre de cas qu’il s’agit sans doute simplement d’une fluctuation statistique. Rendez-vous compte : 47 cas sur un suivi de 70000 personnes pendant 7 ans, soit 490000 cas possibles.
Ainsi, lorsque le journaliste affirme qu’en matière de santé un rigorisme scientifique est une posture dangereuse, il confond deux choses : la recherche de certitude et la rigueur scientifique. La science ne fournit pas de certitude, l’incertitude est inévitable dans les sciences expérimentales, notamment dans les sciences du vivant, mais il s’agit d’une incertitude fiable, et d’autant plus fiable qu’elle résulte d’une procédure rigoureuse.
Il est vrai que la recherche forcenée de certitude est la marque d’une résistance à toute action. Les marchands de doute ont utilisé la tactique dénoncée par Foucart dans le cas des liens entre tabagisme et cancer du poumon, entre pluies acides et émissions de soufre des centrales à charbon, entre trou d’ozone et utilisation de gaz de propulsion chlorés, et même entre changement climatique et émissions de gaz à effet de serre. Mais les éléments de preuve étaient bien mieux établis que les effets présumés de la consommation de nourriture bio aujourd’hui. Rien, absolument rien n’indique qu’on soit à la veille d’un scandale sanitaire ! On a connu Stéphane Foucart mieux inspiré.
Il est parfaitement légitime de vouloir consommer de la nourriture bio, ne serait-ce que parce qu’on a le sentiment qu’elle est souvent produite dans des fermes plus petites, pratiquant les circuits courts, mieux identifiés etc. Mais le faire au nom d’une vision déformée et déformante de la science, c’est peut-être bon pour l’idéologie, mais ce n’est pas bon pour la science, qui est, comme disait Feynman, le seul outil dont nous disposions pour ne pas nous tromper nous-mêmes, et dont il convient par conséquent de préserver le tranchant.
    
Bonne quinzaine !

dimanche 28 octobre 2018

Trop de "rigorisme scientifique" ? Le paradigme Foucart, dérive moderne.


Que penser du nième article de Stephan Foucart ci dessous ?

https://mobile.lemonde.fr/idees/article/2018/10/27/en-matiere-de-sante-publique-le-rigorisme-scientifique-est-une-posture-dangereuse_5375460_3232.html

Sur le bio, il faut comprendre que de 
nombreux scientifiques cherchent à démontrer ses avantages. En France, 
c'est en particulier le cas de certaines personnes de l'INRA. Il semble 
que l'INRA est depuis assez longtemps très impliquée dans cette "fake 
research", et cette "normalisation" (à la Tchécoslovaque) est un long 
processus. Un exemple est la nomination de son dernier directeur, Philippe Mauguin, ex chef de cabinet du Ministre de l'agriculture Le Foll, qui n'avait aucune expérience de 
la recherche agronomique, tout X qu'il fût.
(Il en est de même de l'AG du CEA. En 
fait, ce sont des nominations politiques qui font bien peu de cas de 
l'expertise scientifique...)
Un autre aspect est que l'INRA 
ne fait AUCUNE recherche sur les OGM, et qu'ils ont développé une recherche sur "l'agroécologie" qui combine de manière opportune la prétention à rester dans l'agronomie tout en suivant la mode écolo. Le dernier avatar a été d'inviter José Bové à faire une conférence "scientifique".

L'article cité par Foucart fait l'objet de critiques que l'on trouve par 
exemple:

http://seppi.over-blog.com/2018/10/consommation-de-produits-biologiques-et-cancer.html

cet article est critiqué, et l'INRA avec:

http://seppi.over-blog.com/2018/10/alimentation-bio-et-25-de-cancers-science-a-objectif-socio-politique.html

https://jeanyvesnau.com/2018/10/22/cancers-et-aliments-biologiques-le-derangeant-communique-de-linstitut-de-la-recherche-agronomique/

Par exemple on trouve une critique des auteurs de cet article cité par 
Foucart:

http://seppi.over-blog.com/2018/10/produits-bio-joie-de-vivre-eclat-de-rire-et-coup-de-colere.html

Ce n'est pas le même article, mais ça montre de quel bois se chauffe
cette fine équipe...

On a aussi une étude britannique sur un beaucoup plus grand nombre de
personnes qui ne confirme absolument pas les résultats de l'INRA:

https://www.pourquoidocteur.fr/Mieux-Vivre/27257-Alimentation-bio-est-ce-reduit-vraiment-risque-cancers

l'article (en Anglais):
https://www.nature.com/articles/bjc2014148
dont la conclusion est explicite:

"In this large prospective study there was little or no decrease in the
incidence of cancer associated with consumption of organic food, except
possibly for non-Hodgkin lymphoma."

On ajoutera une critique d'un article médiatisé d'une autre équipe de
l'INRA, ce qui semble montrer que cet institut est dangereusement vérolé:

http://seppi.over-blog.com/2018/07/souris-cocktail-de-pesticides-et-obesite-encore-une-instrumentalisation-sociopolitique.html

Plus prosaiquement, j'ai tendance à penser que ce milieu de chercheurs ne 
sait pas séparer sérieux scientifique et idéologie. Ce pourrait être ce 
que "in fine" l'article de Foucart cité démontrerait. Un autre aspect est que ce type de recherche "appliquée" a besoin de financements, elle doit donc trouver des ressources là où il y en a. Comme pour les labos Allemands qui ne trouvent des ressources qu'auprès des financeurs 
écolos, et qui ne publient que sur les renouvelables, ces équipes de l'INRA ne peuvent survivre qu'en pondant ce genre d'étude.

Les papiers en discussion :

-le papier sur les effets des pesticides:
https://ehp.niehs.nih.gov/doi/10.1289/EHP2877

-le papier sur le cancer et alimentation bio:
https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/fullarticle/2707948

samedi 27 octobre 2018

Artemisia : Arte encourage des malversations pseudo-caritatives

Combien de dons suite à cette émission ?

https://twitter.com/qffwffq/status/1055458769407217664?s=19

Bonjour @28minutes

Si vous étiez journalistes, vous sauriez que l'OMS (une institution je crois) a inscrit depuis 2013 l'ARTESUNATE sur la liste des médicaments essentiels. Pour 43 cents (prix OMS) vous pouvez l'utiliser à dose efficace sans les effets neurotoxiques de la plante https://t.co/uMFSo65eGh

"🌱 En tisane, l'Artemisia guérit du paludisme.
Mais pour les institutions "c’est trop simple une plante qui soigne une maladie grave."
👉 https://t.co/l832xW6XjT @ArtemisiaMaison #28min https://t.co/tEC2dCpL2i "

Mais continuons voulez-vous à faire le travail que vous n'avez pas fait. Il faut 450 mg d'artesumate pour guérir un adulte de 60kg. Pour obtenir cette quantité à partir de la plante il faut plusieurs kilogrammes de plantes fraîches.

Ça fait une grosse tisane.

Et c'est pas une plante qui pousse en quantités impressionnantes.

Et cela coûte à peu près 400 dollars le kilogramme. Par contre la forme semi synthétique permet de faire chuter les prix.

Mais votre super experte complotiste dit quelque chose d'encore plus idiot

Voyez-vous la nature est bien faite. Elle nous permet de nous adapter à notre environnement.

Malheureusement, la nature nous aime autant qu'elle aime le parasite du paludisme

Du coup lui aussi s'adapte.

C'est pour ça que l'ARTESUNATE ne doit pas être utilisé seul mais en association avec des antipaludéens classiques. Pour ne pas l'avoir fait, des cas de résistance sont maintenant signalés dans le sud-est asiatiques.

Bref, chers @28minutes il y a autant de journalisme et d'éthique dans votre reportage, qu'il y a de solutions miracles pour soigner les maladies graves.

Point bonus (que l'on pourrait aussi appeler point d'éthique appliquée).

Voilà qui est votre invitée.

Notez que cette sympathique personne demande des dons pour payer ses délires.

100€ pour des graines
2000€ pour une formation
5000€ pour un jardin
20000€ pour... Elle. https://t.co/XlrZcdFLzZ

Est-ce beaucoup ? Je ne vais pas vous noyer sous les chiffres, vous avez l'air fâchés avec. Mais voilà combien de gens (des enfants principalement) pourraient ne pas mourir en 2018 du paludisme avec les mêmes fonds :
- 220
- 4 450
- 11 200
Et pour le prix de sa boutique
- 44 500

J'espère que vous êtes sereins quand vous regardez ce que vous êtes prêts à faire pour faire de l'audience.

jeudi 1 mars 2018

Mediapart, journal relativiste, connait mal la radioactivité

https://www.mediapart.fr/journal/france/010318/chez-orange-le-silence-sur-la-radioactivite-provoque-une-vague-de-cancers

La CRIIRAD joue encore les marchands de peur sur la question des parasurtenseurs radioactifs de France Telecom. Des activités de quelques dizaines de milliers de Becquerel ont été mesurées dans les fûts de stockage : OK.  Mais vous savez pertinemment que ces grands  chiffres sont en fait petits : votre propre activité n'approche-telle pas les 10000 Becquerels ?

Par ailleurs, à l'ouverture du fût, la dilution dans l'atmosphère est très rapide car la loi de pression atmosphérique est en exp(-mgz/kT). Autrement dit, l'épaisseur d'une atmosphère de radon n'est que 7 fois plus mince que celle de l'atmosphère d'azote/oxygène qui nous entoure car 7 est le rapport des masses entre la molécule ou atome de radon et celle de la molécule d'azote.
La seule recommandation éventuellement raisonnable pour les intervenants serait de leur demander d'aérer le local avec un ventilateur afin d'accélérer la dilution. Pourquoi vouloir faire peur et rendre malade de peur? C'est indigne de la CRIIRAD. 

L'étude INSERM.
http://www.irsn.fr/fr/actualites_presse/actualites/documents/irsn_rapport-parasurtenseurs-france-telecom_drph-2010-07.pdf

D'après Wikipedia, on a 28,7% de chance de mourir d'un cancer.  Par ailleurs, si, pour cette mortalité par cancer, il y avait corrélation avec le radon, il y aurait un très important surplus de cancers du poumons. 

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Les cancers dont on y parle sont dans l'ordre d'apparition dans le texte : 

- un cancer de la thyroïde : je ne vois pas le rapport entre ce cancer et les éléments des parafoudres (il n'y a pas d'iode dans les parafoudres) et il est pourtant décompté dans les victimes.  

- 12 cancers dont 5 retraités (on a 29% de chance de mourir d'un cancer: donc l'âge et le mode de vie (tabac ?) des victimes est un élément important qu'on ne connait pas)

- les cancers touchent thyroïde, os, cerveau, poumon, sein, vessie, prostate, dont il est dit qu'ils sont sensibles aux rayonnements. Cette liste ne se superpose pas, à ma connaissance, à celle des organes les plus sensibles qui sont plutôt la moelle, le colon, les poumons, l'estomac, le sein, les gonades. 

- Il y a par contre une dizaine de cancers du sein en 98 à la Croix Rousse : c'est beaucoup et ce point peut être problématique mais rien n'est dit sur le nombre total de femmes travaillant sur ce site, et sur les autres conditions de travail comme la manipulation de solvants ? 

- La cohorte principale est celle des 1 650 lignards morts entre 70 et 96 sur 34 305 personnes. Cela fait 1,8 décès /1000/an alors que le pourcentage moyen de décès par cancer dans le monde est de 1,59/1000/an pour les hommes et 0,79/1000/an pour les femmes. Il y a donc un surplus net mais pour aller plus loin, il faudrait avoir les pyramides des âges et la liste des autres facteurs pouvant induire un cancer (tabac et alcool en particulier; il est précisé dans l'article que ces causes ne peuvent pas être la seule raison du surplus, comme si elle en expliquait une partie). 

- On parle ensuite de 29 cancers à Béziers et Bédarieux mais on ne connait pas l'effectif total et cette donnée ne permet encore une fois de rien conclure.

La suite de l'article est plus technique : par exemple, les personnels auraient reçu 21 mSv annuels à la peau et 44 mSv/an au corps entier. Sur 5 ans, ils auraient reçu 221mSv. Ces chiffres sont-ils vrais ? On peut en douter mais dans ce cas il suffisait d'aérer les locaux pour en échapper; pourtant ils étaient alertés. Certains cas précis n'ont aucune valeur statistique (un seul cas) et j'ai du mal à croire que ce qu'affirme Médiapart soit vrai. 

Le passage sur la concentration dans les fûts ne me fait pas changer d'avis sur le fait que, s'il y a problème, il n'est pas à ce niveau. Médiapart dénonce le fait que les fûts soient stockés dans un simple abri de jardin. J'ajouterai que j'espère que cet abri était "à tout vent" car c'était la meilleure protection à faire.

Ce rapport de l'IRSN est clair et dissipe les doutes que Mediapart et la CRIIRAD cherchent à faire passer dans les esprits en n'hésitant pas à tout biaiser pour faire le buzz...

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Commentaire ajouté le 6/03/2018 :

Un cancer est toujours un drame, et on connu le cas de cancers du poumon que certains travailleurs du CEA, gros fumeurs, attribuaient à leur travail sous rayonnement, vitupérant l'employeur qui accusait leurs "innocentes habitudes". Le syndicaliste est alors un peu désarmé pour les défendre, et pas étonnant qu'il y ait des recherches actuellement pour tenter d'identifier des caractéristiques des cancers radio-induits... Car aujourd'hui personne ne peut effectivement le prouver.

Après, il y a des tribunaux (celui de Clermont-Ferrand pour le cas cité du cancer de la thyroïde attribué par ce tribunal au travail à Orange ; il semble que c'est lui aussi qui avait reconnu le caractère radio induit du cancer d'un ex dirigeant du CEA, qui n'avait pourtant pas dû fréquenter longtemps les labos) qui donnent des avis sans trop savoir, mais pour aider le malade ...

Il me semble quand même étonnant, à lire le rapport IRSN, qu'Orange ait attendu 2010 pour se poser la question d'une nocivité, et que des précautions toutes simples (éviter d'accumuler des produits radioactifs dans les poches, par exemple... Cas d'un scénario...) n'aient pas été mises en œuvre.

Mais aussi que jamais les travailleurs concernés n'aient été classés travailleurs sous rayonnement, car même si les doses annoncées (dans des hypothèses assez conservatives) dépassent les 1mSv/an du public, elles n'atteignent pas les 20mSv/an autorisés pour les travailleurs.



mardi 19 décembre 2017

A-t-on le droit de douter de la cause anthropique du réchauffement climatique


Encore un article à moitié douteux.

https://www.contrepoints.org/2017/12/15/305530-parlons-climat-iii-pognon-giec-politiques-publiques

Un mot sur le doute scientifique, pour éviter tout faux débat.

Un doute scientifique doit être circonstancié : "je doute de telle explication PARCE QUE ceci ou cela". Ca ne peut pas être juste : "je doute de telle explication". A l'appui de son "doute", Courtillot montre les courbes de températures et de concentration obtenues à partir des carottes de glace antarctique. Autrement dit, son propos est : "je doute de l'effet de serre à cause des cycles de Milankovich". Le "logique" qu'il nous propose est donc : "le CO2 ne peut être une cause première car lors des cycles glaciaire/interglaciaire, c'est la modification de l'insolation qui est la cause première". Absurde, non ? Ce qu'il lui faudrait faire, c'est expliquer pourquoi l'augmentation du CO2 ne produit pas de déséquilibre radiatif, autrement dit pourquoi la théorie de l'effet de serre est une théorie fausse. Mais comme il ne peut pas le faire, il glisse en contrebande - en se parant de la parure du doute scientifique - un argument qui n'est qu'une erreur logique élémentaire. Il sait très bien ce qu'il fait, c'est un filou.

En fait, ce que montrent ces courbes, c'est que lorsque la température augmente, le CO2 augmente aussi. Pourquoi ? Parce l'équilibre CO2 atmosphérique/CO2 dissout se déplace vers CO2 atmosphérique : les océans dégazent, toutes choses égales par ailleurs. Très intéressant ! Car cela pointe vers une rétroaction positive dans le contexte d'aujourd'hui : le CO2 induit une augmentation de température par effet de serre, et le puits océanique devient moins efficace qu'il ne serait sans ce dégazage. Son "argument" se retourne comme une crêpe. 

L'absence de critique scientifique de l'effet de serre constitue le point aveugle de son développement

vendredi 3 novembre 2017

Polémique sur le Glyphosate : une rente pour les avocats, politiques, jounalistes, et lobbies verts

(G=glyphosate)

Le probleme de base est une évaluation du CIRC de Lyon, qui a classé le G dans les "cancérigènes probables". Cette évaluation a été démentie par un panel FAO-OMS (l'OMS chapeaute le CIRC). Mais il y a une campagne "à la greenpeace" qui vise à remplacer l'expertise scientifique par une campagne d'opinion: Par exemple la pétition à 1 million de signature..

Il appert que le principal meneur de l'évaluation du CIRC est Chris Portier, stipendié par les officines vertes. Il est aussi à l'origine du papier sur l'effet des ondes electromagnétiques sur des rats. Portier a été un statisticien qui se pose en experts "biostatisticien", scientifique à la retraite, et lobbyiste "vert".

Mais il est vrai que l'opinion a été chauffée à blanc sur ce sujet. Le glyphosate est un étendard commode: il a été breveté par 
Monsanto (il y a 40 ans, depuis 20 ans, il est du domaine public). il sert de déserbant dans l'agriculture, et évite des labours coûteux en énergie, 
il est souvent utilisé avec des OGM rendus tolérants.

C'est un noeud très important pour les campagnes des lobbys de l'agriculture "biologique"..

On a lu beaucoup de papiers scientifiques sur le sujet, et on peut prétendre que 
les éléments contre le G sont très faibles, surtout aux doses auxquelles on est exposés. Ce n'est pas un problème de santé publique, ni un débat scientifique, c'est surtout un problème politique. Cela entre dans les campagnes pour promouvoir l'agriculture bio. Il faut consulter à ce sujet :

Le Seppi :

http://seppi.over-blog.com/2017/11/les-portier-papers-stephane-foucart-et-le-circ.html
http://imposteurs.over-blog.com/2015/04/le-glyphosate-le-circ-et-le-cirque-propagandiste.html

Et Sylvestre Huet du blog Science2 du Monde :
http://huet.blog.lemonde.fr/2017/09/26/glyphosate-reflexions-pre-interdiction/

Le papier de Huet est comme d'habitude lumineux, bien que je ne vois pas 
bien pourquoi il faudrait s'opposer à "l'industrialisation de l'agriculture", surtout au nom du maintien des emplois: cela fait penser à Hamon qui voulait taxer les vilains industriels qui remplacent 
leurs salariés par des robots...alors que notre pays a un fort retard dans 
cet indispensable investissement.

Méfions-nous du 'bon sens paysan", et réfléchissons plus 
pragmatiquement à l'agriculture, comme le fait Sylvie Brunel dans son 
récent ouvrage.
http://www.buchetchastel.fr/plaidoyer-pour-nos-agriculteurs-sylvie--brunel-9782283029619

Plutôt que de se fixer quelque vision un peu idéaliste de l'agriculture, il faudrait se poser la question de ce qui marchera ou pas pour nourrir la planète. Le ponpon paraît être ces agronomes écolos qui 
défendent la petite agriculture africaine dans un continent qui va quadrupler sa population en 80 ans !

Quant aux " lobbies" :

Tout le monde connait l'entreprise Monsanto. C'est l'étendard brandi quand on veut convaincre de la dangerosité d'un produit (souvenir de l"agent orange"..).

Avouons-le : on n'a pas lu les papiers de 
Foucart-Horel sur le sujet, parce qu'on les croit fondamentalement HORS 
SUJET: on ne peut juger une controverse scientifique (électronucléaire ou autre) 
sur les gens qui la mettent en oeuvre, et les échanges épistolaires internes à une institution ne peuvent être un argument pour discéditer une invention. On a vu cette méthode mise en oeuvre contre un labo anglais d'étude du climat par les climatosceptiques.

Je pense qu'on doit fondamentalement dissocier les inventions du contexte 
où elles apparaissent: que Pasteur ait été chrétien n'invalide pas son 
travail sur la génération spontanée ! En cela, on réagit à une mode à 
laquelle on a été sensible, et qui fut incarnée en France par JM Lévy-Leblond.

PS : à noter le pavé dans la mare du CIRC jeté par le Congrès américain le 1er novembre 2017 qui met en question l'intégrité et l'opacité de ses décisions.
Source pdf officielle ici :
https://t.co/vnL9LxS83N

Ajouté le 4/11/2017 :

Le glyphosate n'est pas toxique en lui-même, mais il se décompose rapidement pour donner un résidu qui, lui, est passablement toxique.
L'Oxygène est toxique. Un cancérigène puissant: il produit des radicaux libres
Dire qu'un corps est toxique ne dit rien si on ne précise pas la dose.

Le glyphosate est probablement inoffensif dans les conditions de son usage, tant pour les populations que pour les agriculteurs. Ci dessous une bonne analyse de l’origine des différences d’appréciation entre le CIRC, qui focalise sur l’évaluation des dangers, et les agences dont la préoccupation essentielle est l’évaluation du risque (ce qui explique en partie l’origine des divergences).

Le dossier toxicologique n’est pas vide et il ne faut pas s’étonner que les experts puissent hésiter. Le rôle des co-formulants dont en particulier la tallow amine polyethoxylée est sans doute à l’origine de certains résultats positifs de cancérogenèse animale.

Le jugement d’expert que l’on peut porter sur la qualité des conclusions en matière de cancérogenèse animale est également déterminant. Ce jugement nécessite de la compétence qui ne s’acquiert qu’avec l’expérience, or comme l’expérimentation animale devient bannie dans les laboratoires de la recherche publique, alors qu’elle est la base réglementaire du dossier toxicologique que doivent fournir les industriels, la compétence en matière de cancérogenèse animale n’est plus assurée que parmi les toxicologues attachés à la toxicologie réglementaire…qui se trouvent désavoués au titre du conflit d’intérêt !

Référence :
Glyphosate toxicity and carcinogenicity: a review on a scientific basis of the EU assessment and its differences
with IARC
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/m/pubmed/28374158/

dimanche 25 décembre 2016

La presse doit-elle toujours défendre le bio comme elle le fait ?

La réponse est beaucoup plus nuancée que les journaux ne voudraient nous le faire croire. 
Normal, casser les rêves n'est pas vendeur. On préfère alimenter un manichéisme moral, qui voudrait que la productivité soit forcément anti-écologique et anti-sociale.

Cette pensée binaire est confortable, peu importe si la vérité est complexe. Peu importe si on part souvent dans la mauvaise direction. Qui osera jouer le rabat joie ? Contester la pensée dominante c'est forcément être acheté par les lobbies.

Et pourtant si on lit la science, la nouvelle méta-étude ci dessous, en mettant de coté les avis des lobbies bio et non bio, on découvre objectivement que les intrants et méthodes bios sont souvent pires que les intrants et méthodes synthétiques, ces derniers étant plus optimisés.
Avocat du diable : Instruisons pour une fois uniquement à charge contre le "bio" ?

Synthèse : 

1) Concernant les émissions de gaz à effet de serre :

a) Pour "les émissions de CO2, les méthodes organiques sont en moyenne en Europe 10% plus impactantes pour le climat que les méthodes conventionnelles dans la filière laitière"

b) Pour le méthane, "la culture biologique semble ne pas être une option efficace pour atténuer les impacts climatiques combinés de CH4 et N2O dans la production de riz"

2) Bien sûr le bio a parfois des avantages. Mais pour ce qui est de la biodiversité, c'est contrasté : "Les insecticides organiques ont parfois eu un impact plus grand sur des ennemis naturels que les insecticides de synthèse."

3) Et "les pratiques de l' agriculture biologique n'ont pas nécessairement d'effets positifs sur l'environnement par unité de produit" comme l'étude le démontre.

4) Idem pour "les émissions d'ammoniac, le lessivage de l'azote et les émissions d'oxyde d'azote par unité de produit : elles sont plus élevés pour les systèmes organiques."

5) De plus, "l'agriculture intensive met en œuvre un engrais liquide à travers l'irrigation au goutte à goutte et a donc donné lieu à des taux beaucoup plus faibles de pollution de la zone et des eaux souterraines". L'engrais solide (fumier,...) a l'effet contraire...

6) "Le paillage avec des feuilles polyéthylène (autorisé en agriculture biologique) est plus polluant que la pulvérisation de glyphosate, et les sarcleuses à flamme (autorisées en agriculture biologique) sont plus coûteuses, comme l'énergie qu'elles exigent, que le glyphosate, et beaucoup moins efficace dans le contrôle des mauvaises herbes vivaces."

7) "Le contrôle mécanique des mauvaises herbes est fréquemment utilisé dans l'agriculture biologique, et il a été montré que le travail du sol peut provoquer une mortalité élevée parmi les œufs et les jeunes des alouettes."

8) "Pour les arthropodes, les niveaux de toxicité obtenus en laboratoire pour les pyréthrines naturelles ont été similaires ou supérieurs à ceux de plusieurs insecticides synthétiques."

Conclusion : GES, pollution, biodiversité, la presse est en faute si elle ne relativise pas soigneusement les mérites du bio sur le conventionnel. Elle doit au contraire également souligner proportionnellement les bienfaits du conventionnel sur le bio.Même si cela fâche nos préjugés...

Traduction automatique du lien (pas toujours rectifiée manuellement):

"Comparaison des impacts environnementaux de l'agriculture conventionnelle et biologique"
L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE NE RÉDUIT PAS LES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX ? --Un Méta-analyse de la recherche européenne Tuomisto et.al. (2012)
ABSTRACT
les pratiques de l'agriculture biologique ont été promus comme, entre autres, la réduction des impacts environnementaux de l'agriculture. Cette méta-analyse analyse systématique des études publiées qui comparent les impacts environnementaux de l'agriculture biologique et conventionnelle en Europe.Les résultats montrent que les pratiques de l' agriculture biologique ont généralement des effets positifs sur l'environnement par unité de surface, mais pas nécessairement par unité de produit .Les fermes biologiques ont tendance à avoir un sol plus forte teneur en matière organique et la diminution des pertes d'éléments nutritifs (de lixiviation de l'azote, les émissions d'oxyde d'azote et les émissions d'ammoniac) par unité de surface de terrain. Cependant, les émissions d'ammoniac, lessivage de l'azote et les émissions d'oxyde d'azote par unité de produit étaient plus élevés des systèmes organiques.Les systèmes biologiques avaient un moindre besoin en énergie, mais l'utilisation des terres plus, le potentiel d'eutrophisation et potentiels d'acidification par unité de produit. La variation dans les résultats entre les différentes études était grande en raison des différences dans les systèmes comparés et les méthodes de recherche utilisées.Les seuls impacts qui ont été trouvés à différer de manière significative entre les systèmes étaient teneur du sol en matière organique, le lessivage de l'azote, les émissions d'oxyde d'azote par unité de surface de terrain, la consommation d'énergie et l'utilisation des terres. La plupart des études qui ont comparé la biodiversité dans l'agriculture biologique et conventionnelle ont démontré les impacts environnementaux plus faibles de l'agriculture biologique. Les principaux défis dans l'agriculture conventionnelle sont d'améliorer la qualité du sol (par des rotations et des ajouts de matières organiques végétales polyvalents), recycler les éléments nutritifs et d'améliorer et de protéger la biodiversité. Dans l'agriculture biologique, les principaux défis sont d'améliorer les rendements de gestion et d'augmenter les nutriments. Afin de réduire les impacts environnementaux de l'agriculture en Europe, les efforts et les politiques de recherche devraient être ciblées sur le développement de systèmes agricoles qui produisent des rendements élevés avec des impacts négatifs sur l'environnement à faible tirant sur les techniques des deux systèmes biologiques et conventionnels.
CHOISIR LES PESTICIDES ORGANIQUES AU DÉPEND DES PESTICIDES SYNTHÉTIQUES NE PEUT LIMITER EFFICACEMENT LE RISQUE ENVIRONNEMENTAL DANS LE SOJA (2010) RÉSUMÉ
Méthodologie / Principales constatations
Nous rapportons les résultats d'une étude sur l'impact environnemental de plusieurs nouveaux synthétiques et insecticides biologiques certifiés considérés comme insecticides à risque réduit pour le puceron du soja (Aphis glycines) commande, en utilisant desméthodologies établies et nouvelles pour quantifier directement l' impact des pesticides en termes de services de biocontrôle . Nous avons constaté que, en plus de l'efficacité réduite contre les pucerons par rapport à de nouveaux insecticides synthétiques, les insecticides organiques autorisés eu un impact négatif similaire ou encore plus grand sur plusieurs espèces d'ennemis naturels dans les études de laboratoire, et étaient plus nuisibles pour les organismes de lutte biologique dans des expériences sur le terrain, et a eu plus de Quotient d'impact environnemental à des taux d'utilisation sur le terrain.
Conclusions / Importance
Ces données recommandent la prudence sur l'hypothèse largement répandue selon laquelle les pesticides biologiques sont moins nocifs pour l'environnement que les synthétiques. Tous les pesticides doivent être évaluées à l'aide d'une évaluation des risques fondée sur des données empiriques, parce que des généralisations fondées sur l'origine chimique ne sont pas valables dans tous les cas.
NITRATE LIXIVIATION DE FERMES BIOLOGIQUES INTENSIF AUX EAUX SOUTERRAINES (2014)
ABSTRAIT
Il est communément présumé que l'agriculture biologique provoque la pollution environnementale minime.Dans cette étude, nous avons mesuré la qualité des eaux de percolation dans la zone vadose, qui sous-tend les deux serres intensifs biologiques et conventionnels. Notre étude a été menée dans les fermes nouvellement créées, où le sous-sol sous-jacent aux serres a été surveillées en continu à partir de leur mise en place.De manière surprenante, l' agriculture biologique intensif reposant sur la matière organique solide, tel que du fumier composté qui est mis en oeuvre dans le sol avant la plantation comme seul engrais, a abouti à la baisse significative du lessivage des nitrates dans la zone non saturée dans la nappe phréatique. D'autre part, l'agriculture intensive similaire met en œuvre un engrais liquide à travers l' irrigation au goutte à goutte, comme couramment pratiqué dans l' agriculture conventionnelle, a donné lieu à des taux beaucoup plus faibles de la pollution de la zone vadose et les eaux souterraines.Il a été démontré que les méthodes de fertilisation précis qui distribuent les engrais à travers le système d'irrigation, selon la demande de la plante, au cours de la saison de croissance réduisent considérablement le risque de contamination des eaux souterraines par les deux serres biologiques et conventionnels.
L' atténuation des émissions de gaz à effet de serre en Europe conventionnelle et biologique élevage laitier A. Weiskea,,, A. Vabitschb, JE Olesenc, K. Scheldec, J. Michela, R. Friedrichb, M. Kaltschmitta 2005
En moyenne pour toutes les régions laitières européennes, les émissions provenant des systèmes de production biologique ont été d'environ 1,6 kg de CO2-éq. kg-1 du lait et donc 10% plus élevé par rapport aux fermes modèles classiques (1,4 kg CO2-éq. kg-1 du lait).Lors du calcul des émissions sur la base de la production laitière, les fermes biologiques ont tendance à avoir des émissions plus élevées que les exploitations conventionnelles à l'excédent agricole de N similaire et N efficacité. La relation était très significative pour les deux fermes biologiques et conventionnelles, mais avec des émissions légèrement plus élevées de GES provenant de fermes biologiques à la ferme N similaire efficacité. Cela peut être dû en partie aux émissions estimées de plus de CH4 provenant de la fermentation entérique en raison d'une proportion plus élevée des cultures fourragères dans le régime alimentaire.
L' atténuation des gaz à effet de serre par l'intensification agricole Jennifer A. Burneya, b, 1, Steven J. Davisc, et David B. Lobella, b 2010
L'agriculture intensive est préférable à moins de l'agriculture d'entrée. Cela a sauvé 161 GTC carbone jusqu'à présent depuis 1961 - 2005. Les sols continuent à agir en tant que puits de carbone, mais deviendraient des sources de carbone s'ils étaient labourés.
Comparaison des Douze organiques et des systèmes agricoles classiques: Une des émissions de gaz à effet de serre du cycle de vie Perspective Kumar Venkat Journal of Sustainable Agriculture 36 (6) · Juillet 2012
Abstract
Compte tenu de l'importance croissante de la production d'aliments biologiques, il y a un besoin urgent de comprendre les impacts environnementaux relatifs des méthodes d'agriculture biologique et conventionnelle. Cette étude applique l'évaluation du cycle de vie basé sur des normes pour comparer les émissions de gaz berceau à la ferme la porte à effet de serre de 12 produits végétaux cultivés en Californie en utilisant les deux méthodes biologiques et conventionnelles.Les résultats montrent que l'état d'équilibre la production biologique a des émissions plus élevées par kg que la production classique dans sept des 12 cas (10,6% globalement plus élevé, à l'exclusion d'une valeur aberrante). la production biologique de transition fonctionne mieux, générant moins d'émissions que la production conventionnelle dans sept cas (ensemble 17,7% inférieure) et les émissions de 22,3% inférieurs à ceux de régime permanent organique. Les résultats démontrent que la conversion des terres cultivées supplémentaires à la production biologique peut offrir d'importantes possibilités de réduction des GES au cours des prochaines décennies, par le biais de l'augmentation des stocks de carbone des sols organiques pendant la transition. Les systèmes non-organiques pourraient également améliorer leur performance environnementale en adoptant des pratiques de gestion pour augmenter les stocks de carbone des sols organiques.
Évaluation des production agricoles conventionnelles et biologiques par rapport aux intrants énergétiques primaires et certaines émissions de gaz de la pollution du ministère fédéral de l'alimentation, de l' agriculture et des forêts (BML), Murphy, DPL ;, Roever, M. et Heinemeyer, O.
Une forme d'agriculture avec une utilisation réduite des ressources minérales N-engrais par intégration de production végétale et animale combinée à l'utilisation de la production de concentré d'aliments pour animaux locaux est avantageux en ce qui concerne les émissions de la consommation d'énergie et de gaz à effet de serre primaires. Un tel système peut être classique ou organique.
Suivi des GES dans les magasins de fumier dans les fermes laitières biologiques et conventionnelles RW Sneath, F. Beline, MA Hilhorst, P. 2005 Peu
Abstract
Les méthodes d'agriculture biologique sont réputées pour être plus respectueux de l'environnement que les méthodes conventionnelles et le projet européen MIDAIR avait un objectif global de comparer les émissions provenant de l'élevage laitier biologique avec des méthodes classiques de production de lait. magasins de fumier sont la deuxième source d'émissions de méthane (après la fermentation entérique) sur la production laitière européenne.De grandes incertitudes dans les méthodes de mesure signifie que même dans le cas des magasins, des différences découvertes entre les deux systèmes d'exploitation agricole ne pouvait pas être prouvées comme sensiblement différentes.
Méthane et d'oxyde nitreux : émissions provenant des systèmes de culture de riz biologiques et conventionnels en Chine duSud - Est Yanmei Qin, Shuwei Liu, Yanqin Guo, Qiaohui Liu, Jianwen Zou
Les résultats de cette étude suggèrent que le système de culture biologique pourrait ne pas être une option efficace pour atténuer les impacts climatiques combinés de CH4 et N2O dans la production de riz paddy.
La comparaison entre agriculture intensive et agriculture biologique sur la gestion extensive des prairies dans le sud de l'Allemagne par l'évaluation du cycle de vie du processus. Guido Haas, Frank Wetterich, Ulrich Köpke 2001
Analyse de la catégorie d'impact sur la biodiversité : l'image du paysage et de l'élevage, les fermes biologiques ont des avantages évidents dans le nombre d'indicateurs d'espèces des prairies, le pâturage du bétail, la mise en page de l'exploitation agricole et de la gestion du troupeau, mais des indices dans ces catégories a montré une large gamme et sont en partie indépendante de la système d'exploitation.Lower CO2- et les émissions de N2O des fermes biologiques sont compensées par une émission plus élevée de CH4 par unité de lait produite en raison de la performance du lait inférieur.
Évaluation du cycle de vie de la production laitière conventionnelle et biologique aux Pays - Bas MA Thomassena 2008, KJ van Calkerb, MCJ Smitsc, GL Iepemad, IJM de Boera
Dans cet article, deux systèmes de production de lait néerlandais, à savoir un classique et un organique, ont été comparés sur leur impact environnemental intégral et les points chauds ont été identifiés dans les chaînes de production de lait conventionnelles et biologiques.Les résultats ont montré une meilleure performance environnementale concernant l'utilisation de l'énergie et le potentiel d'eutrophisation par kilogramme de lait pour les fermes biologiques que pour les fermes conventionnelles. En outre, un potentiel plus élevé à la ferme acidification et le potentiel de réchauffement de la planète par kilogramme de lait biologique implique que l'ammoniac plus élevé, le méthane et l'oxyde nitreux émissions se produisent à la ferme par kilogramme de lait biologique que pour le lait conventionnel. potentiel d'acidification totale et le potentiel de réchauffement de la planète par le lait kilogramme ne différaient pas entre les fermes conventionnelles et biologiques sélectionnés. En outre, les résultats montrent l'utilisation des terres plus faible par kilogramme de lait conventionnel par rapport au lait biologique.
L' évaluation de l' impact environnemental de la production laitière conventionnelle et biologique. Imke JM de Boer 2003
la production de lait biologique augmente intrinsèquement les émissions de méthane et, par conséquent, peut réduire le potentiel de réchauffement global que par la réduction des émissions de dioxyde de carbone et l'oxyde nitreux considérablement.
Les émissions d'oxyde d' azote provenant des systèmes biologiques et conventionnels arables culturales sur deux types de sol Ngonidzashe Chirindaa, c,,, Mette S. Carterb, Kristian R. Albertb, Per Ambusb, Jørgen E. Olesena, John R. Porterc, Søren O. Petersena 2006
les émissions d'oxyde nitreux étaient similaires ou plus de classiques que de rotations biologiques, sauf en Autriche, où l'entrée de N dans le fumier était beaucoup plus élevé de la rotation organique que de la rotation classique
Fondants d'oxyde nitreux et de méthane, et le lessivage d'azote provenant des sols sableux organiquement et conventionnellement cultivés dans l' ouest de la Finlande E. Syväsalo, K. Regina, E. Turtola, R. Lemola, M. Esala 2006
Azote lessivage et les pertes de N2O gazeux étaient légèrement plus grand pour de l'herbe organique que pour l'herbe classiquement cultivée, et la différence était encore plus évidente lorsque les pertes ont été calculées par le rendement.
L'écart de rendement des cultures entre l'agriculture biologique et conventionnelle. Tomek de Ponti, Bert Rijk, Martin K. van Ittersum 2012
L'écart de rendement des cultures entre l'agriculture biologique et conventionnelle. Nous avons analysé 362 rendements publiés des cultures comparatives organiques conventionnelles. L'écart de rendement organique est de 20%, mais diffère quelque peu entre les cultures et les régions. Nous avons trouvé une faible indication d'un écart de rendement plus les rendements conventionnels augmententaient. Nous émettons l'hypothèse que lorsque upscaling à la ferme / régional l'écart de rendement sera plus grande. Dans ce contexte, la recherche est nécessaire à la ferme et au niveau régional et sur la disponibilité des nutriments.
Comparaison des rendements de l'agriculture biologique et conventionnelle. Verena Seufert, Navin Ramankutty & Jonathan A. Foley 2012
Le taux de rendement organique à conventionnel moyen de notre méta-analyse est de 0,75 (avec un intervalle de confiance à 95% de 0,71 à 0,79); qui est, dans l'ensemble, les rendements biologiques sont de 25% inférieurs à ceux conventionnels. Ceci est juste la moyenne globale, cependant: comme la figure ci-dessous, il y a une variabilité considérable entre les différentes cultures.
L' impact environnemental des engrais de farine de viande par rapport à l' engrais chimique Ressources, Conservation et recyclage, 55 (11), pp.1078-1086.Spångberg, J. et al., 2011
Un des défis pour les exploitations biologiques sans accès à du fumier est de trouver des sources durables de nutriments végétaux, puisque seulement ceux naturel, renouvelable et des ressources régénératives peuvent être utilisés
La production alimentaire par rapport à la biodiversité: Comparaison de l' agriculture biologique et conventionnelle Gabriel, D. et al, 2013... Journal of Applied Ecology, 50 (2), pp.355-364.
Lors du contrôle du rendement, la diversité des bourdons, les papillons, les syrphes et les arthropodes épigés ne différait pas entre les systèmes de production, ce qui indique que les différences observées dans la biodiversité entre les champs biologiques et conventionnels sont expliqués par des rendements plus faibles dans les domaines biologiques et non par des pratiques différentes de gestion en soi. Compte tenu de ces résultats et du rendement par rapport à ses relations à la biodiversité observées dans notre étude, il est probable que les plus grands gains de biodiversité par le rendement des cultures de l'unité se produirait dans les paysages mixtes et à faible productivité. Ce résultat est en contradiction avec le consensus existant qui dit que le gain de biodiversité maximale se produira par la promotion de l'agriculture biologique homogènes, sans paysages intensifs.
L'écart de rendement des cultures entre l'agriculture biologique et conventionnelle.De Ponti, T., Rijk, B. & Van Ittersum, MK, Systèmes agricoles, 108, pp.1-9. 2012.
Nourrir le monde avec l'agriculture biologique peut exiger plus de terres que l'agriculture conventionnelle et donc la zone des écosystèmes naturels et semi-naturels peut être plus faible, alors que la qualité de la biodiversité sur et autour des terres agricoles peut être plus élevé.
Les aliments biologiques: acheter plus desécurité ou tout simplement la tranquillité d'esprit? Un examen critique de la littérature. Commentaires critiques dans la science alimentaire et la nutrition, 46 (1), pp.23-56. Magkos, F., Arvaniti, F. & Zampelas, A. 2006.
De la pertinence, une étude récente a rapporté que les soupes préparées à partir de légumes biologiques cultivés (achetés directement à partir de la vente au détail) avaient presque six fois plus d'acide salicylique (médiane, 117 ng / g; plage, 8-1040 ng / g) que les soupes classiques ( me-dian, 20 ng / g; plage, 0-248 ng / g)-Ainsi, la sélection de variétés résistantes aux ravageurs en agriculture biologique pourrait également signifier que ces plantes ont des niveaux plus élevés de toxines naturelles, ou des niveaux de plus grande puissance.
Les tentatives précédentes pour augmenter la résistance aux maladies dans les variétés de pommes de terre, le céleri et les panais par l'utilisation de plantes de type sauvage et des programmes de résistance de reproduction, ont conduit à une augmentation des concentrations de toxine naturelle et le retrait de ces aliments de la vente au détail (Ames and Gold, 1989; McGregor, 1998; Fenwick et al., 1990).
-Néanmoins, il a été récemment rapporté que le soufre a dû être appliqué dans des quantités de 40% supérieurs à un fongicide synthétique correspondant,
Impact environnemental des différentes pratiques de gestion agricole: classiques contre l' agriculture biologique. Gomiero, T., Pimentel, D. & Paoletti, MG, 2011. Critical Reviews in Plant Sciences, 30 (1-2), pp.95-124.
Le document décrit ensuite la consommation d'énergie dans différents contextes agricoles: l'agriculture biologique a une plus grande efficacité énergétique (entrée / sortie), mais, en moyenne, présente une baisse des rendements et de la productivité par conséquent réduite. Les inconvénients possibles de la fertilisation organique ont été reporté par certains auteurs (par exemple, Tilman et al, 2002; Sieling et Kage, 2006; Kirchmann et al, 2007; Wu et Sardo 2010..): la «Libération lente» des nutriments provenant du compost organique ou ma-Nures vert peut être difficile à contrôler et harnais et risquent de ne pas répondre à la demande des cultures, ce qui entraîne des pertes d'azote par lessivage et volatilisation. En outre, dans les systèmes biologiques, la compétition avec les mauvaises herbes peut réduire considérablement l'efficacité N apport
En outre, Wu et Sardo (2010) suggèrent que le paillage avec des feuilles polyethy-lene (autorisée en agriculture biologique) est plus polluant que la pulvérisation de glyphosate, et que les sarcleuses de flamme (autorisés en agriculture biologique) sont plus coûteux et l'énergie exigeant que le glyphosate et beaucoup moins efficace dans le contrôle des mauvaises herbes vivaces.
Approches pour évaluer l'impact environnemental de l' agriculture biologique eu égard en particulier au Danemark Hansen, B., Alroe, HF & Kristensen, ES, 2001.. Agriculture, Ecosystems and Environment, 83 (1-2), pp.11-26.
le contrôle mécanique des mauvaises herbes est fréquemment utilisé dans l'agriculture biologique, et a été montré le travail du sol pour provoquer une mortalité élevée parmi les œufs et les jeunes des alouettes.
Face à l' insécurité alimentaire en Afrique: Pourquoi, après 30 ans de travail dans l'agriculture biologique, je suis la promotion de l'utilisation des engrais synthétiques et les herbicides dans la production des cultures de base à petite échelle Lotter, D. 2014 .. Agriculture and Human Values, (Pretty 1997 ), pp.111-118.
Herbicide médiée labour CA via un pulvérisateur à dos peut sous-sensiblement augmenter les rendements de maïs conventionnelles tout en même temps presque éliminer l'érosion et l'augmentation de la capture d'eau de pluie jusqu'à cinq fois. À mon avis, la perte de spectre massive du sol par l'érosion et la perte de nutriments par le travail du sol en Afrique dans les prochaines decades éclipse largement les effets possibles sur la santé de vos expositions à la substance chimique.
Effets des insecticides organiques agricoles compatibles sur quatre puceron espèces d'ennemis naturels. Jansen, JP, Defrance, T. & Warnier, AM, 2010. lutte antiparasitaire Science, 66 (6), pp.650-656.
Les résultats indiquent potentiellement une forte toxicité des pyréthrines naturelles pour les arthropodes bénéfiques. Bien que cette toxicité doit être confirmée dans des conditions de terrain, les niveaux de toxicité obtenus dans le laboratoire ont été similaires ou supérieurs à ceux de plusieurs insecticides synthétiques connus pour être toxiques dans le domaine
Produits naturels dans la protection des cultures. Dayan, FE, Cantrell, CL & Duke, SO 2009. bioorganique et Medicinal Chemistry,
La gestion des mauvaises herbes dans les pratiques de l'agriculture biologique est très problématique. Alors que la plupart des méthodes reposent sur la cultivation du sol, le binage à la main, le biocontrôle, les paillis organiques, et ironiquement en plastique (synthétique) la couverture du sol, et l'utilisation de certains produits naturels est autorisée
Une méta-analyse des différences dans les impacts environnementaux entre l'agriculture biologique et conventionnelle. Mondelaers, K., Aertsens, J. & Huylenbroeck, G. Van, 2009. British Food Journal, 111 (10), pp.1098-1119.
Cette perte de services écosystémiques est grande par rapport à l'avantage d'une réduction des émissions de nutriments et de pesticides. De méta-analyse du papier, il peut conclure que les sols dans les systèmes d'agriculture biologique ont en moyenne une teneur élevée en matière organique. Il peut également conclure que l'agriculture biologique contribue positivement en faveur de l'agro-biodiversité (races utilisées par les agriculteurs) et de la biodiversité naturelle (la vie sauvage). En ce qui concerne l'impact du système d'agriculture biologique sur les émissions de nitrates et de lessivage du phosphore et de gaz à effet de serre le résultat de l'analyse ne sont pas aussi simple que cela. Lorsqu'elle est exprimée par zone de production agriculture biologique les scores sont meilleurs que pour l'agriculture conventionnelle pour ces articles. Toutefois, compte tenu de la faible efficacité de l'utilisation des terres de l'agriculture biologique dans les pays développés, cet effet positif exprimé par unité de produit est moins prononcé ou non présent systématiquement.